LES DONNEES DU PROBLEME

LE RECYCLAGE DES BOIS TRAITES : LES POTEAUX

UN PARC IMMENSE, DISPERSE, HETEROGENE

Composants essentiels des réseaux cablés aériens, il existe aujourd'hui dans chaque pays plusieurs millions de poteaux en bois en service (environ 25 000 000 en France) avec une répartition et une densité très différentes suivant les régions.

Suivant le cours normal de l'entretien et de la maintenance des réseaux des centaines de milliers de poteaux sont déposés chaque année. La durée de vie moyenne de ces poteaux en bois est de l'ordre de 35 ans. Cependant deux faits importants modifient de façon notoire la logique générale de leur cycle de vie : il existe encore sur le terrain des poteaux en bois qui sont beaucoup plus anciens. Ils font partie de réseaux tertiaires ou de liaisons particulières. L'autre fait concerne la détérioration accidentelle. Elle est provoquée par des engins agricoles, accidents de la circulation, incendies de forêt, tempêtes, modifications de tracés, enterrement de lignes, etc....

Hétéroclite au plan de sa répartition, de son âge et de son état, ce parc de poteaux l'est aussi par les différents types de traitements industriels appliqués . Certains ont été traités par trempage, d'autres ont été imprégnés par le procédé BOUCHERIE, d'autres autoclavés selon la méthode Rüping., Estrade ou Bethell. De plus, la nature des produits antiseptiques utilisés n'a cessé d'évoluer: Pentachlophénol, Créosote, sels métalliques, sulfate de cuivre jusqu'au milieu des années 1970 ; CFK (Cuivre, Fluor, Chrome), CCB (Cuivre, Chrome, Bore) et surtout CCA (Cuivre, Chrome, Arsenic) depuis.


La question du recyclage se pose donc avec une particulière acuité du fait de l'évolution de la réglementation qui contraint désormais les propriétaires de réseaux à gérer ces produits arrivés en fin d'utilisation.

 



LES NOUVELLES OBLIGATIONS DE LA REGLEMENTATION

Les nouveaux règlements sur les déchets ont classé dans la catégorie des "déchets dangereux" (terminologie CEE) ou "DIS"(terminologie française) tous les déchets de bois imprégnés ou recouverts de substances contenant notamment des métaux lourds, PCP, Lindane ou Créosote. Ces déchets de bois ainsi que, plus généralement, tous ceux ayant acquis des caractéristiques les empêchant d'intégrer la catégorie de "biomasse", doivent être séparés des autres déchets et faire l'objet d'un traitement particulier ou être traités en décharge de classe I.

 

LES DECHARGES DE CLASSE I

La réglementation actuelle visant à réserver les décharges de classe I aux seuls "déchets ultimes", catégorie dans laquelle ne peuvent être classés les déchets de bois, oblige les détenteurs à chercher d'autres solutions.


LES DANGERS DE L'INCINERATION

De nombreuses études et expérimentations sur la combustion des bois pollués ont été menées par des établissements ou des instituts universitaires, notamment aux Etats-Unis et au Canada mais aussi en Europe, en Allemagne, en Hollande, au Danemark, en Suisse et en Grande Bretagne. Des essais en vraie grandeur ont encore été menés dans des incinérateurs ces dernières années au Danemark et en Finlande.En étudiant leurs conclusions on retrouve trois points communs :

  1. La combustion du bois imprégnés ou badigeonnés avec des huiles ou des produits chimiques tels que les produits de décoffrage, peintures, vernis, colles ou produits de préservation, exige des précautions spéciales en raison de la toxicité des fumées émises lors de cette opération. Cette toxicité est due au fait que la chaleur dégage les produits chimiques et libère la plupart de leurs composants sous forme gazeuse. Ce phénomène est encore plus évident avec les métaux lourds contenus dans les vernis, peintures et produits de préservation.

  2. Les incinérateurs d'ordures ménagères et la plupart des incinérateurs de déchets industriels sont équipés pour capter ce type d'éléments toxiques cependant ils ne sont pas en mesure de tous les capter et encore moins à de telles concentrations.

  3. Les essais menés pour faire baisser ces niveaux de concentration d'éléments toxiques dans les fumées par dilution, en mélangeant différents pourcentages de bois pollués et d'ordures, se sont soldés par des échecs. A chaque tentative , ces mélanges ont provoqué la déstabilisation des conditions de combustion dans les incinérateurs, entraînant l'apparition dans le foyer de composés chimiques très dangereux et incontrôlables.



Plus critique encore : l'expérimentation menée sur du bois traité au CCA a montré qu'il ne pouvait être incinéré que seul et dans un incinérateur dont les conditions de fonctionnement ont été spécialement adaptés à cet usage.



REFLEXION SUR L'EFFICACITE DU RECYCLAGE ET DE SON ORGANISATION

Pour être considéré comme efficace, un système de recyclage doit pouvoir traiter globalement l'ensemble des problèmes, sans inconvénient ni conséquences négatives pour l'environnement.

La conception d'un système de recyclage, capable de traiter efficacement chacune des difficultés, appelle immédiatement plusieurs interrogations : comment organiser la collecte, combien faut-il d'unités de traitement, ou doit-on les implanter, quelle sera leur capacité ?

S'il est indispensable que la solution technique adoptée soit capable de résoudre l'intégralité du problème, "le principe de proximité" et le souci de ne pas rajouter des coûts à de vieux bois qui n'ont plus aucune valeur, doivent aussi être pris en compte.

Pour reprendre l'exemple français des poteaux bois: le demi-million de poteaux retirés chaque année représente le chargement de 7500 camions semi-remorques pleins. Comment organiser avec de réelles chances de succès, la tournée et le remplissage de ces véhicules, à partir de produits de dimensions et de qualité différentes, éparpillés en quantités irrégulières et aléatoires sur la totalité du territoire national ? Cela paraît d'autant plus problématique qu'il faut de surcroît intégrer les variations saisonnières, les difficultés d'accès, la maîtrise des moyens et de leur coordination. L'échelle régionale parait être le seul niveau réaliste des opérations.


A supposer que l'on arrête brusquement de planter des poteaux en France, sur la base d'une unité de recyclage travaillant au rythme de 500 000 pièces par an, il faudrait 50 ans pour traiter tous les poteaux actuellement en place dans le pays.




LES TERMES DE TOUTE SOLUTION SONT DONC LES SUIVANTS

Pour être efficace, une station de recyclage de vieux poteaux en bois doit avoir un rayon de collecte réduit et des dimensions adaptées à l'activité qu'il représente. De plus, il faut que le système ou le procédé choisi permette de traiter tous les poteaux, quel que soit leur qualité, leur ancienneté, leur espèce, leur mode de traitement ou leur niveau de pollution.

CHARTHERM remplit toutes ces conditions. Mieux encore : CHARTHERM est actuellement le seul procédé au Monde, développé au stade industriel, capable de recycler des bois traîtés au CCA.

C'est cette solution que THERMYA SA propose de mettre à la disposition des propriétaires de réseaux et de tous les autres détenteurs de déchets de bois traités ou pollués.

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